Lundi 15 novembre 2010
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Il y avait bien un an ou deux que je n'étais pas allé voir un film au ciné.
Jusqu'à samedi soir, Les petits mouchoirs.
J'avais entendu et lu des critiques élogieuses et d'autres désastreuses. Comme je suis vraiment un béotien en cinéma, je n'ai pas tellement de point de repère. En tout cas dans l'ensemble j'ai
trouvé ce film très bien, et j'ai passé un bon moment.
J'ai aimé : l'équilibre entre l'humour et le côté dramatique, l'émotion dans la dernière partie, voir les acteurs s'enfiler verre de vin sur verre de vin (sans compter les joints), les paysages
du bassin d'Arcachon.
J'ai moins aimé : Marion Cotillard (que je trouve vilaine avec ses yeux et ses os), certains côté un peu droitier (enfin, ce n'est pas vraiment un film engagé, quoi...), certains passages un peu
long à un moment.
Je le reverrai avec plaisir quand il passera à la télé. Et me souviendrai peut-être encore aussi de la première partie de la soirée, pas désagréable non plus...
Par Raynald Boulay
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Samedi 21 août 2010
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Vous vous souvenez de Cobra ? La suite sera peut-être bientôt au cinéma...
Par Raynald Boulay
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Lundi 10 mai 2010
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J'ai revu il y a deux jours Le vieux fusil avec Philppe Noiret et Romy Schneider. Je l'avais vu déjà il y a une petite dizaine d'années, et il ne m'avait pas laissé un souvenir
impérissable. Tellement pas que je l'avais oublié. Il m'a fallu une demi-heure pour que le souvenir remonte à la surface.
L'autre souvenir qui est remonté, c'est celui que je garde de ma visite au mémorial d'Oradour-sur-Glane, village martyr dont ce film est inspiré.
Le film est vraiment magnifique. Magnifique et dur à la fois. L'interprétation de Noiret m'a vraiment impressionnée. Et le montage est très efficace. La lente progression conduisant de
l'insouciance à la folie, en passant par l'engagement, la peur, l'horreur, et la haine, le tout ponctué de flashback, est d'une efficacité redoutable.
Je n'aime pas toujours les films historiques, parce qu'ils ne choisissent pas toujours entre la retranscription des faits et leur travestissement. Là bien-sûr, l'idée qu'un homme ordinaire peut
venger un village massacré en anéantissant à lui tout seul une section SS n'est pas très historique. Et si les destins individuels pesaient autant sur la destiné du monde, depuis le temps ça se
saurait. Je trouve toujours un peu dangereux de laisser croire que n'importe qui pouvait ainsi éliminer une dizaine d'allemands en quelques heures, avec un vieux fusil de chasse et de la
chevrotine. Si c'était si simple, on se demande bien pourquoi l'occupation s'est déroulée comme elle l'a fait... Enfin, on aime bien avoir des héros, en général.
Par Raynald Boulay
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Samedi 8 mai 2010
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Cinquième épisode de ma saga Miyazaki : Le Château ambulant. D'un château l'autre...
Cette fois, Miyazaki nous transporte dans un monde de magie, de magiciens, de sorcières, de démon, où s'affrontent les bons et les méchants. Mais la frontière entre le bien et le mal est en fait
question de point de vue. Elle passe au milieu de chaque personnage, qui bascule tantôt d'un côté tantôt de l'autre.
Ce monde est aussi un monde en guerre. On retrouve là un thème classique chez Miyazaki, mais cette fois la guerre est très concrète, très crûment exposée. La référence à la Seconde Guerre
Mondiale et aux bombardements des villes et des civiles est tout à fait évidente.
Les thémes de l'engagement individuel contre la guerre, du choix, du renoncement, de l'ambivalence bien/mal sont étroitement imbriqués.
La jeune héroïne est une bonne partie du temps changée en femme âgée, ce qui est assez surprenant. Néanmoins on retrouve aussi un traitement classique du thème de la famille, et de la place des
femmes dans la société.
Au final, j'ai trouvé ce film plus complexe que les autres, moins direct, tout aussi politique et engagé, tout aussi beau.
Par Raynald Boulay
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Lundi 3 mai 2010
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Quatrième épisode de ma série sur Miyasaki. J'ai toujours l'intention de les regarder tous, et de faire autant d'articles. Et ce n'est pas Le Château dans le ciel qui va me faire
changer d'avis.
J'ai adoré ce film. Moins que Le voyage de Chihiro quand même, mais vraiment, j'ai beaucoup aimé. J'ai apprécié notamment :
- le rythme soutenu : les scènes d'actions, principalement aériennes, sont séparées par des moments plus calmes qui les mets en valeur. Pour une peu on se croirait dans un film catastrophe
hollywoodien.
- les scénes d'action justement : trés intenses, avec des combats qui rigolent pas.
- la mixité : Miyazaki nous habitue à la jeune héroïne, mais j'aime bien qu'il y ait aussi un homme. Le couple est un bon moteur.
- le "message idéologique" : se méfier de la technologie, ou plutôt de son usage par les hommes (politiques) au mépris de la nature et de l'humanité.
- l'hommage à Swift, à Gulliver.
- la finalité politique : se battre pour un idéal, soit, mais pas pour un État, qui n'en est pas en soi le garant.
Par Raynald Boulay
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