Samedi 16 avril 2011
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Au départ, c'était un blog. Mais Danger école c'est aussi 2 album
BD, d'un instit, sur les instit, leurs éléves, leurs collègues, leurs familles, etc.
C'est vraiment très drôle. Le format est on ne peut plus simple : des strips le plus souvent en 1 image, parfois 2 ou 3. Pratiquement pas de couleur, des dessins assez basiques, et des textes
truffés de références et de jeux de mots, illarant.
Une petite dose de militantisme, indispensable.
Trés efficace.
Par Raynald Boulay
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Lundi 11 avril 2011
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Il y a un
certain temps, j'ai lu Révolutions de Le Clézio, et j'y avais pris plaisir.
Ces derniers jours, j'ai donc lu Ritournelle pour la faim, et je l'ai trouvé formidable. Grave, sans être glauque, ce roman sur l'entre deux guerres, la guerre, l'occupation, et le sort
des juifs est une vraie réussite.
Le sujet est lourd, et le titre, référence musicale qu'on retrouve sous forme d'allusions répétées au Boléro de Ravel et à la musique de l'époque, n'est pas une indication de légéreté.
Le roman est pourtant construit comme ce boléro en quelque sorte. Une progression cyclique qui ne laisse rien paraitre, à peine cette violence qui s'enfle jusqu'à l'explosion. Inéluctable. Fatal.
L'ensemble ne manque pas d'une certaine poèsie, allégorie de la faim : la famine, la faim de vivre, d'aimer, d'être humain...
Je pense que je devrais lire d'autres romans de cet auteur, à l'occasion...
Par Raynald Boulay
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Samedi 26 mars 2011
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Je viens de lire Le monde de
Sophie, 15 ans après tout le monde. On peut avoir un peu de retard... Je n'irai pas jusqu'à dire que je regrette d'avoir attendu si longtemps, mais en tout cas je ne regrette pas de l'avoir
finallement lu.
Ce roman à propos de la philosophie, plus qu'un roman philosophique, se situe aux confins de deux disciplines que j'apprécie particulièrement. C'est donc sans surprise que je l'ai beaucoup
apprécié, dés lors que l'auteur place le rôle de la philosophie dans le camp de ceux qui luttent contre les oppressions et les obscurantismes de tous ordres : religieux, politiques, scientistes,
moraux...
A l'inverse des adolescents à qui on conseille ce livre pour une première approche de la philosophie qu'on espère pas trop réparbative (et c'est le but premier de ce roman), j'y ai plus vu une
sorte de récréation, le côté prétenduement réparbatif de la philosophie n'étant pas tellement évident pour moi.
Enfin, un bon moment, qui me donne envie de continuer à lire de la philo, même si en ce moment je m'interesse plus à des auteurs contemporains pas vraiment évoqués par Gaarder, qui en reste quand
même peut-être un peu trop aux "classiques".
Ceci dit, j'irai bien voir aussi les autres livres de cet auteur, histoire de...
Par Raynald Boulay
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Samedi 12 mars 2011
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J'ai lu - comme tout le monde, non ? - l'opuscule de Stéphane
Hessel. Sans trop me précipiter... Avant de ce faire, j'avais lu plusieurs articles à ce sujet, avec trois types de réactions :
- une opposition de droite, notament sioniste, indignée par le livre
- une appologie sociale-démocrate, qui salue autant le passé glorieux de l'auteur et sa clairevoyance
- une autre opposition, bien moins médiatisée, que j'hésite à qualifier de gauchiste
J'ai un peu le regret, mais pas la surprise, de me ranger dans le troisième camp.
Bien sûr, je suis d'accord dans les grandes lignes avec Hessel, sur le fait que le monde marche scandaleusement sur la tête. Par contre, je trouve regrettable l'aspect liste de motifs
d'indignation, fatalement incomplète. Mais c'est un détail. Par contre, le côté "indignez-vous, mais vous révoltez pas", non-violence tout ça, ce n'est pas très crédible. Comment en quelques
pages peut-on se réclamer de la Résistance, et la citer en exemple, pour enchainer sur la non-violence ? S'il faut choisir son camp, il faut choisir jusqu'au bout. Les français non-violents en
1943 n'étaient pas résistants.
Par Raynald Boulay
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Jeudi 17 février 2011
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Je n'ai
guère l'habitude de lire les prix Goncourt. Si j'ai lu celui-ci, avec plus d'un an de retard sur les foules en délire, c'est parce qu'on me l'a prêté il y a quelques semaines. Quelqu'un qui, je
crois n'en est pas venu à bout, mais qui connait mes gouts tordus.
Bon, moi je l'ai lu, en quelques jours, mais sans grande conviction. Ce roman (ces trois romans ?) m'ont laissé une étrange sensation. Difficile d'expliquer ce que j'ai ressenti. D'abord, j'avais
espoir de lire un roman "africain", j'ai eu la preuve qu'il ne faut pas trop écouter les critiques. Finnallement, sur le fond les trois histoires ne m'ont pas vraiment passionnées. Quand au
style, comment dire, au départ, j'ai trouvé sympa la manière d'écrire, mais au bout de quelques pages, j'ai été lassé, un peu.
Bref, ce livre m'a laissé un peu sur ma fin. C'est le premier de cet auteur que je lis, et je ne suis pas sûr que ce ne sera pas le dernier. Pour autant, je n'irai pas jusqu'à dire que c'est
mauvais, faut aimer, c'est tout...
Et par ailleurs, ça n'enléve rien à tout le bien que je pense de l'auteure pour ses prises de positions sur nos gouvernants qui avaient fait couler beaucoup d'encre en leur temps.
Par Raynald Boulay
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