Souvenirs d'Allemagne

Publié le par Raynald Boulay

Je suis allé trois ou quatre fois en Allemagne, la première peu de temps après la réunification, la dernière 10 ans plus tard. En ex-RFA (on ne dit jamais ça c'est curieux), la dernière en ex-RDA.

J'en garde plein de souvenirs. Me faire mordre le nez par un chien et finir aux Urgences de l'hôpital de Francfort. Être monté pour la première fois dans une voiture de sport de marque allemande, et rouler à plus de 200 (sur le siège passager). Distribuer des publicité dans les boites aux lettres. Détester sortir dans les boites de nuit pour mineur. Dormir dans une cité-U flambant neuve comme il n'en existe pas en France. Manger des brötchen au petit déjeuner, avec de la charcuterie et du nutella. Jouer aux machines à sous dans les bars. Éteindre l'éclairage public de toute une rue parce que c'est plus beau dans le noir. Visiter une ancienne mine de l'époque soviétique, avec ses pelle mécanique aux roues hautes comme des immeubles, et ses camions bennes plus grands que des piscines olympiques.

Je me souviens aussi de toutes sortes de gens rencontrés là-bas, pendant quelques heures ou quelques jours. Les questions des personnes âgées sur la perception des allemands par les français (au sujet du nazisme tout çà). L'impossibilité d'avoir des échanges constructifs avec des jeunes de l'Est, au sujet de la réunification. Des discussions intéressantes par contre sur la montée des groupuscules d'extrême droite, sur la censure aussi.

Il y avait aussi en vrac, l'Apfelwein, la maison de Gutemberg à Mayence, les cours qui finissent à 14 heures, les croque-monsieurs à l'ananas, les répétitions d'une fanfare, les marteaux et les faucilles aux frontons des édifices publics, le socle vide d'une statue statue de Lénine démantelée, des tas de Doctor au niveau universitaire guère plus élevé que le mien mais qui se font mousser, la vallée du Rhin, magnifique, des pizzas géantes plus grande qu'à la Napo et aussi bonnes, des distributeurs de journaux aux coins des rues où les gens payent alors qu'il n'y a qu'à soulever la vitre pour se servir si on veut...

Publié dans Au jour le jour

Commenter cet article