Bernard Werber - Le miroir de Cassandre

Publié le par Raynald Boulay

Ça y est j'ai lu l'opus annuel de Werber. pour être précis, je l'ai achevé mardi dernier, mais les notes sur se blog se bousculent un peu...

Je lis tous les livres de cet auteur décrié, au fur et à mesure qu'ils sortent. Je pense avoir commencé vers 1994 ou 1995. Avec pas trop de retard quoi.

Je prends toujours un certain plaisir à suivre les pérégrinations improbables des personnages, et voir défiler des références culturelles, historiques, scientifiques et para-scientifiques. Il est souvent reproché à Bernard Werber de mêler des réalités scientifiques et des faits imaginaires, sans que le lecteur puisse a priori savoir dans quelle catégorie classer tel ou tel passage. Moi ça ne me gène pas. C'est le propre de la littérature de fiction d'inventer des choses, et de les amalgamer à la réalité. Si des lecteurs sont assez crédules pour prendre au premier degré tout ce qu'ils lisent dans un roman, c'est un problème de lecteur, pas d'auteur. Pour ce que j'en sais, les romans à l'eau de rose ou les romans noirs ne sont pas forcément hyper-réalistes, mais on ne fait pas ce genre de reproches à leurs auteurs...

Bon, pour en revenir au miroir de Cassandre, j'ai retrouvé tout les éléments qui me plaisent d'habitude. D'abord, c'est facile à lire. Pour moi, c'est une sorte de récréation au milieu de trucs souvent plus laborieux. Ensuite, j'aime bien l'alternance rapide entre les styles : la narration proprement dite et les réflexions du personnage principal. Ce n'est pas aussi abouti ici qu'avec les extraits de l'Encyclopédie du savoir relatif et absolu des romans précédents, mais ça y ressemble un peu. Enfin, j'ai bien aimé avoir à faire à de nouveaux personnages, même s'il y a des rappels vers d'autres livres.

Sinon, l'auteur ne perd pas le nord. Un personnage secondaire coréen, une mise en scène de son site internet... mais écrire des romans c'est aussi un job, je n'ai rien à redire à cela.

Bref, ceux qui aiment Werber liront avec plaisir, et ceux qui le détestent ne le liront pas. Ceux qui ne connaissent pas peuvent commencer par ce livre, qui ne s'inscrit pas vraiment dans une série (enfin, pour l'instant).

Publié dans Lecture

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Commenter cet article

Djé 29/10/2009 23:30


ça parle de fourmis ce bouquin ou pas du tout? Faudrait quand même savoir s'il te plait...


Raynald Boulay 02/11/2009 16:23


Pas la moindre petite fourmi. Par contre il y a pas mal de rats, un autre animal récurent de Werber, et des renards (j'aime les renards dans la littérature).