Le sursaut ou le déclin

Publié le par Raynald Boulay

"Les campagnes électorales, c’est comme la campagne tout court. On se dit que c’est la nature, de la République dans le premier cas, que l’air y est sain et pur, mais une fois qu’on y est, on se rend compte que c’est fangeux et que ça pue" écrit Eolas sur son estimable blog.

Moi qui vit la campagne, je le désapprouve sur un point : le monde rural ne pue pas autant que le monde politique. Loin s'en faut. Mais mon propos n'est pas de défendre la ruralité.

Par contre, je n'ai de cesse de constater la déliquescence du débat politique dans notre pays. L'affaire Ali Soumaré est assez symptomatique à cet égard. Un candidat est accusé d'être un repris de justice, ses défenseurs utilisent un argumentaire à base de c'est celui qui dit qui y est, paille poutre etc...

Moralité : ce qui choque le monde politique ce n'est pas qu'un repris de justice se présente aux élections, c'est qu'un autre repris de justice le dénonce. D'ailleurs au final, tout le monde s'en fout de savoir si les accusations portées contre Ali Soumaré sont fondées ou non...

Notre pays est durablement dirigé par une sorte de caste mafieuse...


Publié dans Politique

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