Samedi 12 février 2011 6 12 /02 /Fév /2011 00:00

L'avenir de la démocratie se résume-t-il aux coups d'Etat militaire ?

 

Aprés la Tunisie, l'Egypte. Demain l'Algérie ?

 

Tout le monde semble se réjouir de voir des dictateurs quitter le pouvoir au profit de leur armée. Alors, entendons nous, il ne s'agit pas de regretter les "anciens régimes". Mais quand même, la démocratie, ce n'est pas ça, si ?

 

Non, parce que si l'alternative à des dirigeants corrompus de mêche avec les multinationnales qui tiennent en main les médias, c'est le couvre feu militaire, alors bien sûr, les anciennes démocraties poussièreuses ne risquent pas de top se secouer...

Par Raynald Boulay - Publié dans : Politique - Communauté : Les nouvelles au fil des jours
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Commentaires

En Tunisie, le pouvoir est entre les mains de Foued Mebazaa, président par interim. Il a été désigné par le Conseil Constitutionnel, puisque la Constitution prévoit que le président de la Chambre des députés assure l'interim en cas de vacance du pouvoir. Le premier ministre, Mohamed Ghannouchi, était le premier ministre de Ben Ali depuis plus de 10 ans. Bien que contesté par la population, il a gardé son poste. Les élections sont prévues dans 6 mois, il faudra faire le point à ce moment là, pour estimer le niveau de démocratie atteint...

En Egypte, la situation est différente... et toute chaude. Moubarak est un militaire, son vice-président Omar Souleiman est un militaire, son premier ministre Ahmed Chafik est un militaire... Sadate était un militaire, Nasser également... Il n'y avait pas véritablement  de vie politique en Egypte, alors les seuls à pouvoir assurer la transition, ce sont les militaires... Ensuite attendons de voir si des changements constitutionnels sont décidés, et si des élections libres sont organisées...

Sur le fond, en Afrique, les coups d'états militaires sont fréquents. Parfois le pouvoir reste dans les mains des militaires, comme au Tchad avec Habré puis maintenant Déby... Parfois les militaires ne restent pas, comme Guéï, en Côte d'Ivoire, et pour cause il a été dessoudé. Parfois même on tombe sur des militaires de grande qualité, comme en Guinée, avec Sékouba Konaté qui a organisé la suite de Dadis Camara, organisé rapidement des élections sans s'y présenter, permettant ainsi l'élection d'Alpha Condé, premier président élu librement dans son pays. Comme quoi tout arrive...

Commentaire n°1 posté par Djé le 12/02/2011 à 03h51

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