Job de rêve

Publié le par Raynald Boulay

Je ne sais pas ce que j'aurais voulu faire, comme job. Une chose est sûre, celui qui est le mien n'est pas parfait - aller bosser à mon bureau un jour où je suis en congés n'entrant clairement pas dans la définition.

Il y a quelques mois, une annonce pour un job soit-disant parfait avait fait un certain buzz, jusqu'au journal télé, c'est pour dire. Il s'agissait d'aller glander sur une île paradisiaque. Pas vraiment un job, donc, puisqu'il n'y avait pas de travail, en contrepartie d'un salaire pourtant mirobolant. Depuis les initiatives du genre se multiplie, sans que j'en perçoive clairement l'intérêt (pour l'employeur je veux dire).

Un site internet de comparaison des prix organise ces jours-ci une sorte de session de rattrapage. Il s'agit cette fois d'aller faire du shopping de luxe dans 7 villes, à raison de 10 000 € à chaque escale (hors salaire). Cette fois, l'objectif publicitaire est clair, tant cette campagne semble peut coûteuse au regard du trafic qu'elle va sûrement générer sur le site. Comme ce n'est pas mon genre de faire de la pub pour ce genre de truc, je ne vais pas indiquer ici le site en question. Je n'y ai en réalité pas mis les pieds et j'en ignorais l'existence avant d'avoir  vent de cette affaire.

 Ce qui est curieux, c'est que j'ai pris connaissance presque au même moment des travaux de Bérénice Meinsohn, réalisatrice de documentaires et de courts métrage qui filme des entretiens d'embauche pour des recruter des gens sur des emplois imaginaires ou improbables tels que guide touristique en misère urbaine, découpeur de poulets, détective canin. La conclusion de ses travaux c'est que les gens sont prêts à faire n'importe quel boulot. Et c'est un constat qui n'est pas très rassurant sur notre société.

En cadeau ci dessous, l'entretien d'embauche d'une ancienne punk qui postule à un poste de briseur de couple.

Édifiant.

Publié dans Politique

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