Lundi 29 novembre 2010 1 29 /11 /Nov /2010 00:00

Alors que chaque semaine voit déferler dans les média son affaire d'enfant (un qui disparaît à la porte du Centre de l'Enfance, une qui se fait refouler à la porte de la boite de nuit où son père se biture, etc...) on n'entend guère parler des moyens allouer à la protection de l'enfance. Pourtant, le vote de la loi de finance le 17 novembre dernier à l'assemblée en dit long sur la question.

 

L'intervention des deux rapporteurs UMP, Auguste Cazalet et Albéric de Montgolfier, rappelant le gouvernement à l'ordre ("Vos rapporteurs spéciaux souhaitent rappeler au Gouvernement, bien qu'il s'agisse d'une évidence, qu'il a l'obligation d'appliquer la loi") est révélatrice du malaise.

 

En cause, la participation de l'Etat au Fonds de financement de la protection de l'enfance (FFPE), destiné à permettre aux départements d'assurer la mission qui leur a été transférée en 2007. Déjà il avait fallu attendre 2009, et une intervention du Conseil d'Etat pour que ce fond soit mis en place. Et déjà, on voudrait arrêter de l'abonder.

 

Alors, il est un peu facile ensuite de montrer du doigt les failles du système, et d'instrumentaliser des faits divers pour alimenter ce fameux sentiment d'insécurité qui agit comme une fonction reset sur le cerveau d'une partie non négligeable de nos concitoyens...

Par Raynald Boulay - Publié dans : Politique
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