Baru & Jean-Marc Thévenet : Le chemin de l'Amérique

Publié le par Raynald Boulay

http://www.decitre.fr/gi/06/9782203389106FS.gif"Marcel Cerdan, il nique ta mère !" 2éme page, huitième vignette. J'ai failli fermer l'album au bout d'une minute de lecture, et le remettre dans mon sac de bibliothèque. Pas à cause de la vulgarité, je n'ai rien contre. Mais à cause de l'anachronisme. Un jeune algérois en 1955... Anachronisme, amalgame... ça partait mal.

 

Et puis je me suis souvenu que j'avais choisi ce titre pour son auteur, Baru, grand prix du dernier festival (d'Angoulême, il va sans dire) récompensant toute son oeuvre : oeuvre dont j'ignorai tout.

 

Alors j'ai poursuivi ma lecture, aussi parce que je n'aime pas quand les évocations historiques (dans la littérature ou au cinéma) hésitent trop entre la fiction et le documentaire. Là au moins, même si l'histoire est plus au moins inspirée d'un fait réel, on est dans une fiction, avec en arrière plan les débuts de la guerre d'Algérie. Alors un petit écart sémantique...

 

Au final, j'ai trouvé que l'album était équilibré, et évitait finalement les clichés. A travers l'histoire de ce jeune qui quitte Alger pour vivre son rêve de boxeur, on croise des partisans, des facho, des porteurs de valises, des truands, tous aussi complexes les uns que les autres. L'évocation finale des massacres du 17 octobre 1961 contribue aussi au devoir de mémoire, ce qui, concernant la guerre d'Algérie, n'est pas inutile.

Publié dans Lecture

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