Partager l'article ! Ari Folman & David Polonsky - Valse avec Bachir: Ceux qui, à la lecture du titre de cet article, ont pensé que j'étais capable d ...
Ceux
qui, à la lecture du titre de cet article, ont pensé que j'étais capable d'écrire deux articles sur des films à à peine deux mois d'intervalle se sont trompés.
Non, je n'ai pas vu le film Valse avec Bachir. Mais, maintenant que j'ai lu cette BD, sortie parallèlement, j'ai rudement envie de le voir. Je me souviens qu'à l'époque j'en avais beaucoup entendu parler, et je pense que j'aurais du aller le voir. L'occasion, sans doute ne s'était pas présentée. Je vais essayer de réparer ce manque à l'occasion.
La BD, elle, dégage une puissance évocatrice rare. Mais surtout, présentant la guerre du Liban et les massacres de Sabra et Chatila du point de vue d'un soldat israélien, critique vis-à-vis de son gouvernement de l'époque, et notamment d'Ariel Sharon qui est nommément cité. Ce point de vue, qui n'est sans doute pas si excentrique que les autorités actuelles du pays veulent bien le dire, est celui des Israéliens progressistes, ceux qui pensent que si la justification historique de la création de l'Etat d'Israël se trouve dans les camps de la mort des nazi, alors, cet Etat a un devoir historique d'une certaine moralité. Une moralité qui n'autorise pas le massacre des civils innocents même en contexte de guerre. Une moralité qui ne donne pas la priorité aux buts sans juger des moyens.