Partager l'article ! Alexandre Jollien : Le philosophe nu: Je ne me souviens plus trop comment j'en suis arrivé à lire Alexandre Jollien la première fois. J'av ...
Je ne me souviens plus trop
comment j'en suis arrivé à lire Alexandre Jollien la première fois. J'avais lu coup sur coup ses deux premiers ouvrages : Éloge de la faiblesse et Le métier d'homme. J'ai sauté
La construction de soi pour passer directement au 4éme. Des deux premiers, j'avais retenu une mise à jour des grandes idées stoïciennes, qui ne m'avaient certes pas convaincu, mais
semblé originales et notables.
Je suis tombé sur Le philosophe nu un peu par hasard. Pour moi, lire Alexandre Jollien, c'est un peu comme aller dans un musée voir de la peinture du XVIIIéme siècle. Même avec la meilleure volonté du monde, je peux trouver ça intéressant, mais ça ne me plaira pas. J'ai eu la surprise de voir convoqué le bouddhisme et notamment le zen dans ce nouvel essai. Je ne suis pas assez attentif à la carrière de cet auteur pour avoir eu connaissance de cet aspect de sa personnalité. Je me suis intéressé un temps au bouddhisme. Ou plutôt deux temps : quand je suis allé en Thaïlande et à nouveau plus tard, quand j'ai étudié l'histoire intellectuelle de la chine et la culture japonaise (dans une approche historique). Bon, je ne suis pas bouddhiste non plus...
Enfin, pour revenir à ce livre, malgré certaines longueurs, et malgré le fossé qui me sépare de l'auteur, j'en ai trouvé la lecture intéressante, vivifiante. Quelque part, je suis assez admiratif de cet auteur. Non pas en raison de son handicap, mais de son courage à exposer des opinions qui ne doivent pas toujours être bien reçue, et surtout pour sa capacité à travailler sur lui-même.