50 ans, déjà ?

Publié le par Raynald Boulay

C'est aujourd'hui le 50éme anniversaire de la fin officielle de la colonisation du Mali. Pour célébrer ça dignement, la France envoit son armée occpuer un peu le terrain, au mépris évident de la souveraineté factice de son ancienne colonie.

 

Il faut bien reconnaitre que la présence militaire n'est que la partie immergée de l'Iceberg. L'occupation et l'exploitation économique fait sans doute beaucoup plus de dégats.

 

C'est quand même curieux que ce soit justement des multinationnales française comme AREVA et VINCI qui ait le monopole pour l'exploitation des ressources naturelles. L'uranium garant de notre prétendue indépendance énergtique, mais aussi l'or, et le pétrôle de Total au Gabon, sans oublié le bois, le café, le coton, tout y passe.

 

Alors dans ces conditions, il n'est pas gonflé, Horteufeux, ministre de l'Intérieur je rapelle pour ceux qui n'ont pas suivi, d'aller célébré cet anniversaire tout symbolique. Si le Mali n'est plus une colonie, en fait, c'est quoi alors ? Espérons juste que dans sa soif de surenchére, il n'essayera pas d'être encore pire que notre petit président lors de son fameux discour de Dakar il y a trois ans.

Publié dans Politique

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Djé 22/09/2010 02:06



Le néo-colonialisme mis en place par la France vis à vis de ses anciennes colonies "officielles", est à la fois économique et militaire, mais aussi et peut-être surtout dans certains pays,
politique. La France permet, favorise,  depuis 50 ans, l'accession et le maintien au pouvoir de dirigeants qui sont à ses bottes. Ainsi ont été financé l'ensemble des partis politiques
français, ont été blanchi des sommes incalculables... par des flux financiers bilatéraux entre chaque pays et l'Etat français.


L'absence de réelle démocratie dans les pays africains est catastrophique. A cause des élites africaines, plus intéressées pour remplir leur portefeuille que pour accélérer le développement de
leur pays et pour sortir leur population  de la misère. Mais ces élites, souvent formées en France, ne sont au pouvoir que grâce à l'ancien colonisateur. Au Gabon, Omar Bongo est resté au
pouvoir plus de 40 ans, avec l'aide de la France. A sa mort il y a un an, la France a reconnu son fils Ali Ben Bongo, comme président élu, avant même le rapport de la commission électorale...
tuant dans l'oeuf, toute tentative de dénonciation des fraudes pourtant massives comme à chaque élection. A cette occasion, le Consulat de France à Port-Gentil a été brûlé, sans même la moindre
indignation diplomatique, comme si c'était le prix à payer pour garder les intérets économiques et financiers français sur la place. Même des tyrans comme Idriss Déby, président tchadien sont
maintenus au pouvoir grâce à une intervention militaire française, juste avant que les rebelles ne prennent d'assault le palais présidentiel. Ces pauvres africains n'ont, comme ultime solution,
que de prendre les armes pour accéder à un changement politique. Ce fut le cas au Tchad  donc, mais aussi au Cameroun, pour ne parler que des dernières années, pendant lesquelles j'étais sur
place. Malheureusement, la France veille au grain, soutien le pouvoir en place, sous le principe absurde de la légitimité d'un président élu. Elu, certes, mais à l'issue d'élections
systématiquement truquées, mais validées par des émissaires majoritairement français. Sans issue donc. La loi du plus fort. Toujours.



Raynald Boulay 22/09/2010 11:14



Hum, le temps est si bref, dans la peau d'un chef... Les pauvres, tu les accables alors qu'en fait... Non en fait, tu as raison ceux sont des gros enfoirés !